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Formalités à effectuer après le décès d'une personne protégée

Vous avez été désigné en qualité de curateur, de tuteur ou de personne habilitée pour exercer la mesure d'un proche.

Votre mission s’arrête au jour du décès de la personne protégée.

A compter de cette date, vous ne pouvez plus effectuer d’opération bancaire, ni aucun acte qui serait susceptible d’engager le patrimoine du défunt.

L'information des tiers

En qualité d'ancien mandataire, vous devez dès que vous êtes en possession de l’acte de décès :

  • Avertir les établissements bancaires chez qui le défunt disposait de comptes ou de produits d’épargne, que la personne est décédée. Le décès entraîne la clôture des comptes du défunt, le blocage des sommes et la cessation des procurations. Cependant la banque est habilitée à débloquer le compte personnel du défunt de façon à honorer les frais funéraires, dans la limite de 5.965 €. Si le compte courant n’est pas suffisamment approvisionné, les sommes peuvent être prélevées sur certains livrets d’épargne.
  • Prévenir tous les organismes administratifs en relation avec la personne protégée, pour stopper les éventuels virements ou prélèvements bancaires (si un notaire est saisi il peut éventuellement se charger de ces formalités).
  • Envoyer dès que possible l’acte de décès au service des tutelles du Tribunal compétent,

Le compte-rendu de gestion

  • Adresser également le compte-rendu de fin de gestion (sauf en cas de dispense ou pour les personnes chargées d’une habilitation familiale). Ce document doit récapituler toutes vos opérations de gestion effectuées pendant l’année du décès de la personne article 514 du code civil).
  • Dans les 3 mois suivant le décès, le tuteur ou curateur doit adresser la copie des 5 derniers comptes de gestion annuels aux héritiers de la personne protégée.

Obligation des héritiers réservataires

Dans un délai de 6 mois à compter du décès, une déclaration de succession doit être déposée auprès de l’administration fiscale. Cette déclaration est obligatoire sauf pour :

  • les successions au profit des héritiers en ligne directe et conjoint survivant si l’actif brut est inférieur à 50.000€ et à la condition qu’ils n’aient pas bénéficié antérieurement, de la part du défunt, d’une donation ou d’un don manuel non enregistré ou déclaré.
  • Les successions inférieures à 3.000 € pour les autres héritiers.

Cette déclaration peut être effectuée par un notaire ou par un héritier qui s’est porté fort pour effectuer les démarches de succession au nom et dans l’intérêt de l’ensemble des héritiers.

Le recours à un notaire est obligatoire pour régler une succession lorsqu’il existe un patrimoine immobilier ou pour délivrer un acte de notoriété notamment lorsque le patrimoine mobilier (actif sur compte bancaire, postal et livret) est supérieur à 5.000 €.

Dans les autres cas, de succession simple, le recours à un notaire est conseillé mais les héritiers peuvent régler eux-mêmes la succession du majeur protégé.

Si les héritiers souhaitent renoncer à la succession, il convient de s’adresser au Tribunal Judiciaire du lieu d’ouverture de la succession, afin d’effectuer une déclaration de renonciation à succession. Rappelons que cette renonciation n’exonère pas les héritiers des frais éventuels de sépulture qui sont considérés comme une obligation alimentaire.

S’il n’existe aucun héritier (ou s’ils ont renoncé à la succession), ni donataire ou légataire, la succession est déclarée vacante ou en déshérence et revient à l’Etat.

Liens suggérés :

Le compte de gestion

La mesure de tutelle

La curatelle renforcée

La curatelle simple

L’habilitation familiale générale en représentation

L’habilitation familiale en assistance

LE RÔLE DU SUBROGÉ DANS LA TUTELLE OU LA CURATELLE

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